Obama au Ghana : yes, you can !
La visite de Barack Obama au Ghana est pour le moins historique, en ce qu’elle constitue un véritable pied de nez à l’Histoire ! Le premier président de couleur des Etats-Unis d’Amérique, fait qui en soi est déjà d’une dimension incommensurable, rend visite à une terre qui était le point de départ de la traite négrière. De par sa seule présence en Afrique, le slogan « Yes we can » doit avoir une résonance particulière. C’est un témoignage vivant que l’effort paie et que la couleur de peau, même si elle peut être un frein à un projet, à coup de volonté et de persévérance, ne constitue finalement pas un blocage. Au contraire … Le passé douloureux d’une Afrique colonisée, maltraitée et exploitée ne doit venir hanter le présent mais servir de tremplin d’orgueil et de leçon pour se créer un avenir meilleur.
Puis, l’autre message fort est que « l’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts mais d’institutions fortes ». Il est en effet grand temps que l’Afrique bâtisse la réelle base de sa survie et de son avenir dans une Constitution et des institutions fortes et respectées. Grand temps que les africains comprennent que l’avenir n’est pas en l’homme qui sera président mais dans le pouvoir que le peuple lui accorde. L’homme fera des erreurs et aura des dérives, des institutions fortes en constitueront nécessairement des balises. Et c’est justement ce qu’il faut mettre en place : une Constitution forte qui prend en compte les intérêts réels du peuple et du pays, et non une qui soit taillée pour les intérêts d’un seul homme, un pouvoir exécutif dynamique, un pouvoir législatif visionnaire et un pouvoir judiciaire propre et intègre !