Premières dames
Un petit tour d’horizon sur le style des premières dames de France de la 5ème République.
Yvonne de Gaulle arborait un style austère, un look qui sied sûrement à son caractère de femme sévère et froide. D’un naturel discret, on ne trouve pas beaucoup de photos d’elle. C’est une femme qui ne dilapide pas son argent dans la mode. Une femme qui achète « juste ce qu’il faut » pour assurer « sa fonction » de Première dame.
Avec Claude Pompidou, la Première dame de France passe de l’ombre à la lumière. Contrastant avec l’allure austère et effacée d’Yvonne de Gaulle, elle brillait de mille feux, habillée par les grands noms de la mode française, notamment Dior, Cardin ou Yves Saint Laurent. Elle apporte à l’Elysée, lieu pourtant haï et baptisé par elle plus tard de « Maison du malheur », un souffle de modernité et de luxe, ce qui lui a valu les critiques de ses détracteurs. Claude Pompidou était l’ambassadrice de l’élégance française. Elle apparaît régulièrement à la Une des magazines féminins et de mode. Le magazine américain « Look » lui décerne en 1970 le titre de « la première dame la plus distinguée d’Europe ». Après l’Elysée, elle enchaîne vie mondaine et œuvres caritatives d’une manière impériale et élégante.


Avec la princesse Diana et Bernadette Chirac lors du vernissage d'une exposition
Anne-Aymone Giscard d’Estaing. Que dire de cette Première dame qui a la réputation de jouer un rôle de composition, dans l’ombre de son mari et instrumentalisée plus d’une fois dans l’engrenage de la politique de communication de l’Elysée ? C’est une grande bourgeoise, de bonne famille, ayant fait de grandes études, mais côté style, s’habillant de tailleurs et de robes élégants mais pas plus, elle n’a pas réussi à détrôner la « Reine Claude ».

Pendant les mandats présidentiels de son mari, Danielle Mitterrand occupait les medias, plus par ces réflexions sur les choses politiques et par ses engagements caritatifs que par son élégance. C’est une femme très simple, ancienne résistante, qui se soucie plus de ses engagements personnels que des marques de ses vêtements. On la verra plutôt dans des conférences ou ateliers d’écriture, s’engageant pour une cause ou une autre que dans les salons d’une maison de couture.
Engagée aussi bien sur le plan politique que sur le plan caritatif, elle occupe néanmoins une très grande place dans la représentation de l’élégance française. Chanel est sa marque de prédilection. Toujours élégamment vêtue lors des réceptions, dîners et déjeuners d’Etat, Bernadette Chirac a l’art du chic. Elle a en outre fait la réputation du célèbre sac Dior posé sur les genoux.

Bernadette Chirac assiste à un défilé Chanel
Cécilia Sarkozy, le mystère et la rébellion incarnés, a soulevé indignations, admirations, exaspérations, … Une chose est pourtant sûre, c’est une fashionista une vraie ! Habituée des maisons de couture aussi bien françaises qu’étrangères, elle a su garder un style qui est le sien en rompant avec le style des précédentes premières dames. Un vent de jeunesse entre à l’Elysée avec Cécilia. Elle tenait à garder ses jeans et santiags et a concentré sur elle le temps de son bref passage à l’Elysée les feux des projecteurs.
Cécilia en robe Prada lors de l'investiture de Nicolas Sarkozy

Carla Bruni Sarkozy, bohème, est entrée avec son âme d’artiste à l’Elysée et a insufflé un vent de fraîcheur et de simplicité dans cet univers rigide et guindé. Toujours sobrement mais élégamment vêtue, on ne risque pas de la croiser dans un défilé Haute Couture, on ne la verra même pas faire du shopping. Elle a gardé son style simple mais chic, avec un petit penchant pour le parme, le noir et le bleu nuit. Sa tenue préférée reste une veste / pantalon / mocassins.
Royale à Londres